Perfectionnisme, image corporelle et grossesse

Le but de l’étude présentée ici était de déterminer la relation entre le perfectionnisme et l’image corporelle avec les troubles de l’alimentation pendant la grossesse. Je vous présente ici les informations principales de cet article. Je l’ai vulgarisé pour le rendre accessible au plus grand nombre ! Pour celles et ceux qui souhaitent lire l’article, voici le lien vers l’étude : clique ici.

Deux définitions pour comprendre l’article :

L‘image corporelle : c’est la façon de se voir soi-même et la perception de la façon dont les autres sont vus. Elle est culturelle, liée aux valeurs et normes de la société. Souvent, le corps devient un moyen pour les personnes qui accordent beaucoup d’importance à l’image corporelle, de contrôler les relations sociales.

Le perfectionnisme : Tendance persistante d’une personne à établir des normes complètes et inaccessibles. Elle s’efforce de les réaliser avec des évaluations critiques de la performance personnelle. Il peut être de deux sortes :

positif : quand il est bien utilisé il permet d’atteindre des objectifs élevés qui augmentent l’estime de soi ;

négatif : s’il n’est pas rationnel, s’il est extrême il provoque un comportement dangereux pour parvenir à des performances irréalistes. Les personnes qui subissent un tel type de perfectionnisme sont plus susceptibles de se blâmer et de ressentir un décalage entre leurs performances et leurs attentes. Ce qui induit une baisse de l’estime de soi baisse.

Information 1

Dans nos sociétés où règne un désir écrasant des cultures occidentales pour la beauté, la minceur et la forme physique, les gens s’obligent souvent à adopter des régimes stricts. Cela peut être une des causes de l’arrivée de troubles du comportement alimentaire qui sont largement liés au mode de vie et à la culture de la communauté.

Information 2

Voici quelques caractéristiques (non exhaustives, ni universelles) des personnes souffrant d’anorexie mentale : le perfectionnisme, les sauts d’humeur, le vécu d’expériences émotionnelles et esthétiques stressantes, une sensibilité importante. Les personnes souffrant de cette maladie se comparent aux autres et s’engagent dans des comparaisons au-delà d’eux-mêmes, ou bien choisissent des objectifs qui sont des idéaux irréalistes pour la comparaison (comparaison avec ce qui n’est pas comparable). Ces caractéristiques se dévoilent souvent, pas toujours, dans l’enfance avant même l’arrivée des troubles du comportement alimentaire.

Information 3

Le perfectionnisme joue un grand rôle dans l’anorexie mentale pour la femme enceinte :

– les femmes enceintes au perfectionnisme positif ne s’inquiètent pas du gain et de la perte de poids et ne se blâment pas ;

les femmes enceintes au perfectionnisme négatif ont des évaluations inexactes du poids corporel et de l’apparence, les forçant à adopter des régimes inappropriés et à faire de l’exercice pour réduire ce qu’elles considèrent comme étant un poids en trop. Mais cela est dangereux tant pour la mère que pour l’enfant.

Information 4

Une grossesse chez une femme souffrant d’anorexie mentale peut entraîner des risques pour la maman mais aussi pour l’enfant à naître. Voici quelques un de ces risques : une fausse couche, un accouchement prématuré, un retard de croissance du bébé dans le ventre de la maman, des complications de santé pour la maman (liées au manque d’apport alimentaire qui entraîne un gain de poids insuffisant) dans les cas les plus extrêmes cela peut entraîner la mort de la mère et/ou du bébé. Il est important également de savoir qu’une maman qui a une image corporelle négative pendant la grossesse et un poids insuffisant peut nuire au bébé. Le bébé, pourra avoir un poids très faible à la naissance, avoir un retard de développement pendant sa croissance et aura beaucoup plus de risque de développer un surpoids et des troubles compulsifs à l’âge adulte.

Information 5

Pendant la grossesse, une femme connaît des changements de la forme de son corps, de son poids et par conséquent, de son image corporelle. Selon certaines cultures, les femmes minces sont très belles.  C’est un idéal de beauté oppressant que l’on peut qualifier de culte de l’image corporelle. Or pendant la grossesse la prise de poids (normale, nécessaire et indispensable pour une bonne santé de la mère et de l’enfant!) peut aller contre l’image idéaliste de la minceur et entraîner une diminution de la satisfaction de la maman envers son image corporelle en renforçant l’image négative qu’elle a d’elle même. Et cela peut malheureusement renforcer l’anorexie mentale.